Ecole François Truhaut

A ce jour, 70 élèves fréquentent l’école de Courdault. Cette année, suite à la nouvelle organisation de l’école, les niveaux de classes ont été répartis de la façon suivante :

10 élèves PS, 9 élèves de MS et 10 élèves de GS dans la classe de Mme ARTIS (ATSEM : Mme OLIVET).

11 élèves de CP et 9 élèves de CE1 dans la classe de Mme FAURE (lundi, mardi et vendredi) et M HENRION (jeudi)

8 élèves de CE2, 6 élèves de CM1 et 7 élèves de CM2 dans la classe de Mme RAISON

Classe découverte au Port du Bec à Bouin

Les 29 et 30 avril, les 24 élèves de la classe de CE1-CE2 sont partis en classe découverte à Bouin accompagnés des élèves de CP-CE1 de l’école d’Oulmes.

Pendant ces deux jours, les élèves ont pu découvrir le travail d’un ostréiculteur et d’un saunier. Ils ont également eu la chance de faire un jeu de piste sur le port, découvrant ainsi son aménagement par l’homme et son fonctionnement. Enfin, les enfants ont eu la joie de faire la connaissance des petites bêtes de l’estran : crabes, huîtres, bigorneaux, anémones… Ils ont appris à les identifier et à caractériser chaque espèce. Le séjour s’est clôturé par un détour au passage du Gois qu’ils n’ont malheureusement pas pu traverser car la marée était haute.

Une journée Renaissance et archéologie

Notre patrimoine proche regorge de richesses culturelles… C’est ce que les élèves de CM et leurs accompagnatrices ont pu découvrir le 14 juin dernier. La journée a commencé par la visite d’un quartier de Fontenay le Comte avec une médiatrice du Musée Vendéen dans le but de repérer les traces de l’architecture Renaissance encore visibles sur certains édifices de la ville. Les élèves ont ensuite pu reconstituer les maquettes de deux de ces bâtiments afin de fixer le vocabulaire architectural. La journée s’est poursuivie au centre de l’INRAP où les archéologues nous ont accueillis chaleureusement à l’occasion des « Journées de l’archéologie ». Ils avaient pour cela aménagé leur espace de travail afin de proposer aux élèves plusieurs ateliers, montrant ainsi les différentes facettes de leur métier.

Une nouvelle classe à l’école de Courdault

Depuis la rentrée de septembre, une nouvelle classe a ouvert à l’école. En effet, les élèves sont dorénavant accueillis de la Petite Section au CM2 à Courdault. Des travaux ont été effectués dans l’été pour transformer le réfectoire en classe maternelle. Madame Christine Artis, enseignante nouvellement nommée, a pris cette classe en charge, après 11 ans d’enseignement en maternelle à l’école René Jaulin de Fontenay le Comte. Elle est accompagnée de Christelle Olivet, ATSEM, de retour à l’école de Courdault après sept années passées à l’école d’Oulmes.

Equitation scolaire

Le cheval étant mis à l’honneur depuis la rentrée de septembre à l’école de Courdault grâce à la mise en place du transport hippomobile, un projet d’équitation scolaire a été proposé à la classe CP-CE1. Ainsi, les élèves ont pu se rendre en calèche au centre équestre La Colline des Frettis six mardis après-midi, de fin septembre à début novembre. Sur place, ils ont été pris en charge par des monitrices de l’association qui leur ont permis de découvrir le monde équestre. Ils ont appris à effectuer le pansage des poneys, à les seller mais également à les tenir en longe pour pouvoir les diriger. Evidemment, ils ont eu la chance de les monter au pas lors des premières séances puis au trot lorsqu’ils se sont sentis plus à l’aise. Les élèves ont pris beaucoup d’assurance au fil des séances et ont vivement apprécié le contact avec l’animal.

Septième goûter d’automne

C’est à la veille des vacances, le vendredi 18 octobre que le septième goûter d’automne a eu lieu. Les élèves (aidés de nombreux parents et grands-parents) avaient confectionné des gâteaux et à la sortie des classes les familles ont été accueillies à l’école. Au programme, vente de crêpes et de gâteaux accompagnés d’un verre de jus de pomme ou d’un café. Ce moment convivial a permis aux enfants, parents, grands-parents et amis de l’école de se retrouver pour échanger après ces deux premiers mois d’école. Ce fut également l’occasion pour d’anciens élèves de retrouver leur «petite école ». Les familles ont pu récupérer leurs commandes de bouteilles de jus de pomme artisanal de Foussais-Payré, de madeleines Bijou ou de pizzas du Carbet des Gourmets. Certaines familles avaient également fait don de légumes qui ont pu être mis en vente.

Cette année, des musiciens en herbe ont animé le goûter par quelques morceaux qu’ils avaient préparés ensemble.

Des jeux en bois avaient été prêtés par la commune, les enfants ont pu, une nouvelle fois, prendre beaucoup de plaisir à y jouer. L’espace culturel Gabrielle Gachignard a également ouvert ses portes sur la cour de récréation pour l’occasion.

Les bénéfices récoltés seront reversés à la Coopérative Scolaire et permettront à l’école de financer divers projets et sorties.

TRANSPORT SCOLAIRE

Extrait d’un article du CONSEIL DES ÉQUIDÉS PAYS DE LOIRE
À Bouillé-Courdault, on vient à l’école en calèche
Date : 15/01/2020
Catégorie : Elevage travail

Dans cette commune vendéenne de 599 habitants, des élèves sont
privilégiés. Ils effectuent leur trajet domicile-école dans une calèche
tractée par Tania, une jument trait breton, devenue leur coqueluche.
À 16 h 30, à la sortie des classes, les élèves qui habitent Bouillé
montent dans la calèche.
Un petit quart d’heure avant que la cloche ne sonne la fin des cours, à
l’école de Courdault, dans le sud-Vendée, on entend le rythme des
sabots sur le bitume. Un cheval de trait sort tranquillement de son pré,
attelé d’une calèche (bâchée en cette saison). Guidé par Mathilde,
l’attelage se positionne devant l’école. Tania, la jument de 13 ans, attend
tranquillement. La cloche retentit, certains parents récupèrent leur
enfant au portail de l’école, d’autres élèves montent dans la calèche. «
Est-ce qu’on peut faire un câlin à Tania ? » entend-on dans la bouche
de plusieurs écoliers. Car, à Bouillé-Courdault, depuis la rentrée
scolaire de septembre 2019, le transport scolaire hippomobile a été mis
en place. Un vocabulaire quelque peu administratif pour dire qu’ici,
quand on habite le hameau voisin de Bouillé, on vient et on rentre de
l’école en calèche. Tania, la jument trait breton, est devenue la
coqueluche de la commune.

Les parents interrogés


Les détracteurs de l’initiative pourraient dire qu’il s’agit d’un nouveau
gadget mâtiné d’un vernis écologique. Que nenni ! On rembobine.
L’idée a germé début 2019. « On savait que le Regroupement
pédagogique intercommunal allait disparaître (1) », indique Stéphane
Guillon. Il fallait donc trouver une solution pour les 70 élèves qui
fréquentent l’école. Le maire interroge la population. « J’ai appelé tous
les parents un à un, pour savoir s’ils allaient utiliser le transport scolaire
à la rentrée. J’ai expliqué notre projet. Tout le monde était d’accord. »

Le 2 septembre 2019, le transport scolaire hippomobile était en route.
Depuis, matin et soir, les élèves partagent ce trajet en compagnie de
Tania, la jument, dans la calèche sécurisée et flambant neuve de vingt
places. Un investissement de 12 500 € « fabriqué à Cognac », plus
pratique pour le service après-vente que des véhicules construits à
l’étranger. La jument a été achetée en Loire Atlantique pour 4 000 €. «
Là-bas, elle faisait du débardage. » Son harnais et collier ont coûté 3
000 €. Dans la voiture hippomobile, les enfants sont positionnés face à
face, cela favorise les échanges.
« On est plus indulgent parce que c’est un être vivant »
« On l’a fait parce que le contexte s’y prêtait », complète le maire. Un
centre équestre, la Colline des Frettis, a accepté d’assurer cette
prestation, un trajet compatible de trois kilomètres entre Courdault et
Bouillé, desservi par deux arrêts, avec un nombre d’enfants suffisant et
une adhésion des parents. « Lors de réunions, on me fait régulièrement
la boutade : alors, tu es venu avec ton cheval ? » L’initiative est
globalement bien perçue. D’autres maires l’appellent pour lui demander des conseils. Le tarif du transport est inchangé pour les
familles : 11 € par mois et par enfant. Le reste est à la charge de la
commune, qui a trouvé des partenaires pour l’investissement et la
Région qui finance, comme partout, le transport à 50 %. « Il leur a fallu
ouvrir une ligne budgétaire parce que ce type de transport n’existait
pas. »
Une signalétique spécifique a été mise en place pour informer les
usagers de la route du transport scolaire hippomobile. À l’arrêt de la
mairie de Bouillé, des parents attendent. « Le fait que ce soit un être
vivant, on est plus indulgent », témoigne Isabelle, mère d’un petit
Simon, scolarisé pour la première année. Tania a en effet été malade un
jour. « Tout le monde a compris. » Les parents, via un groupe
WhatsApp, se sont organisés. Le trajet au rythme de l’animal (4 km/h)
transforme ce moment, souvent synonyme de contraintes, « en
promenade ».


Bien plus qu’un transport scolaire


L’initiative essaime au-delà du transport scolaire. « Les anciens se
souviennent du temps où le cheval était plus présent dans nos
campagnes », appuie Stéphane Guillon. Le passage de Tania et des enfants est un moment attendu. Autre conséquence, l’emploi. Car, pour
transporter tout ce petit monde, le centre équestre a formé du
personnel. Deux jeunes femmes, Mathilde et Noémie, sont
accompagnatrices diplômées en tourisme équestre. D’autres sont en
formation. Et, pour aller plus loin, la Colline des Frettis a aussi lancé une
nouvelle formation de meneur en tourisme équestre. Dans la voiture
hippomobile, c’est une tout autre ambiance que dans un bus. « Ici, on a
le droit de discuter avec le chauffeur ! » annonce fièrement une des jeunes élèves. « Parfois, on les entend chanter », témoigne Stéphane
Guillon, qui ajoute : « C’est sûr, ils se souviendront toute leur vie qu’ils
allaient à l’école en calèche ! » (1) Le Regroupement pédagogique
intercommunal fonctionnait avec l’école d’Oulmes. Cette dernière a
fusionné avec Nieul-surl’Autise au 1er janvier 2019. Bouillé-Courdault
n’a pas souhaité intégrer le regroupement avec ces deux communes.
Le RPI a donc été dissous à cette date. Un accord avait été trouvé pour
fonctionner jusqu’à la fin de l’année scolaire 2018-2019.