Histoire

Une petite histoire de Bouillé Courdault

Paire de gobelet du III-IVe siècle trouvés à Bouillé-Coudault, de une collection de 40 verreries viennent du tombeau de Bouillé-Courdault (fouilles sous la direction de Benjamin Fillon, 1845-1847)

– Musée Vendéen de Fontenay-Le-Comte

Extrait d’un discours par M. GUILLON à l’occasion de l’inauguration du port 7 avril 2006.

2000 ans avant notre ère, les rivages du golfe du Poitou sont déjà occupés. Vers 600 avant JC, les Pictons s’y installent.

 

L’occupation des lieux prend vraiment forme avec les garnisons de mercenaires installés par les romains en Poitou. Des vestiges de ce type ont été découverts à Courdault, plus précisément au « tènement de la vieille église ». Ces populations « sauvages et étrangères, au caractère féroce et indépendant » on reçu le nom de « Collibert », ou « Tête libre».

1063 : Installation d’un prieuré, dans le cadre du « quadrillage » du golfe du Poitou par les Bénédictins.

La grande période des « desséchement » à commencé ; elle va durer 10 siècles.

1790 : aux premiers jours de cette année, Courdault est une commune, rattachée au canton de Benet, lequel fait partie du département des Deux Sèvres. L’Autize constituait la limite avec le département de la Vendée.

Mais le 25 février, lors de la création officielle des départements, un échange à lieu : Coulonges sur l’Autize passe en Deux Sèvres, et Benet, Lesson, Sainte Christine, Bouille et Courdault sont rattachés à la Vendée.

1827 : le 6 décembre, c’est la commune qui est réunie avec celle de BOUILLE, pour devenir Bouille Courdault

Dans ces années 1820 – 1830 , Bouille compte 340 habitants , Courdault 300 .

1835-1845 : fut une décennie de grands travaux hydrauliques.

L’ordonnance Royale du 24 Août 1833 fixe deux objectifs tentant de concilier navigation et assèchement : ouverture de canaux pour l’augmentation du tirant d’eau et évacuation hâtive des eaux de submersion en hiver, retenues pour assurer la quantité d’eau minimum pour les besoins de la navigation et l’irrigation des marais en été.

De grands projets dressés par les ingénieurs de l’état vont naître pour améliorer une gestion de l’eau qui ne va pas sans problème entre les besoins des marais desséchés et des marais mouillés. Mais des travaux seront tout de même entrepris. C’est dans ce cadre que se réalise notamment la canalisation de l’Autize.

1838 : Lancement de l’adjudication pour le «  prolongement du nouveau lit de la vieille Autize » de St Sigismond jusqu’à Courdault.

« Le 25 mai 1838 : Le préfet de la Vendée prévient le public qu’il sera procédé, le dimanche 10 juin prochain, a midi à l’hôtel de la mairie de Fontenay le Comte, devant le Sous-prefet, et en séance publique, à l’adjudication au rabais…Des ouvrages à exécuter évalués à 25 614 ancien Francs (soit 38€ pour 1 an de travaux).

L’opération porte sur une longueur de canal dépassant 3 km, et le projet, très ambitieux, prévoyait que « ce canal pourrait s’élever bien au-delà de ce point, et arriver jusqu’au mines de Houille ( Faymoreau), pour en faciliter l’exploitation ».

Fin 1839 : le projet du port de Bouillé Courdault est dessiné par l’ingénieur d’Arrondissement de Fontenay le Comte.

 

Mars 1844 : projet de modification pour création d’une « cale inclinée ». C’est là qu’apparaît le mur de quai permettant aux bateaux de s’installer « bord à quai » pour les opération de chargement – déchargement.

  • La commune est en pleine expansion. Sa population va croître régulièrement, pour atteindre près de 730 habitants entre 1856 et 1876.
  • Le trafic de chalands (« gabarres à fond plats ») augmente à la mesure des activités locales : une importante scierie mécanique , 3 marchands de céréales, une Tuilerie, un menuisier, un charron, un maréchal ferrant, et 3 cafés…
  • Le trafic se fait en rejoignant la Sèvre, direction Niort ou Marans.
  • A COURDAULT, une dizaine de bateaux attendent matin et soir , amarrés aux escaliers , leur chargement ou déchargement au quai ….

Mais apparaît le chemin de fer …la ligne NIORT- Fontenay le Comte devait passer par Aziré et Courdault… Finalement, contournant Benet par le nord Est elle s’établi par Oulmes et Nieul sur l’Autize avec le développement de ce nouveau moyen de grande communication et de celui de la « route royal 148 », les rêves de développement du transport fluvial sont mis à mal.

L’activité en place va néanmoins se poursuivre, en perdant petit à petit de son importance jusqu’à la fin des années 1950. La scierie fermera en 1960.Des activités passés ne subsiste aujourd’hui q’un café tabac restaurant (le trou vendéen) .

Voir aussi: